80 millions d’euros collectés, 35 000 investisseurs et une promesse : ouvrir le private equity à tous dès 100 €. Fundora s’impose comme un acteur majeur de la démocratisation du capital-investissement. Mais cette accessibilité cache-t-elle des frais élevés ou des risques sous-estimés ? Ce guide vous donne les clés pour décider en toute connaissance de cause.

Fundora : la plateforme qui a secoué le private equity

Pendant des décennies, investir dans des entreprises non cotées était réservé aux institutionnels ou aux clients de la banque privée, avec des tickets d’entrée de 100 000 € ou plus. Fundora a changé la donne en 2025 en proposant un accès digitalisé à des fonds de capital-investissement sélectionnés par Kyoseil Asset Management, société agréée par l’AMF. Derrière ce projet, Bradley Lafond (CEO) et Alain Huet (CMO) ont parié sur la transparence et la simplicité.

découvrez notre guide complet sur fundora pour tout savoir avant de franchir le pas et réussir votre projet en toute confiance.

Chiffres clés 2026

En un peu plus d’un an, Fundora a atteint des jalons significatifs : 35 000 utilisateurs, 80 millions d’euros collectés et 500 membres Fundora Plus. La plateforme emploie une vingtaine de collaborateurs répartis entre Levallois-Perret et Aix-en-Provence, issus de la gestion d’actifs et de la fintech. Ces indicateurs prouvent un engouement réel, même si la jeunesse de la société appelle à la prudence.

Frais Fundora : ce que vous allez vraiment payer

Contrairement à de nombreux concurrents, Fundora affiche ses tarifs de manière transparente. Deux formules coexistent : Classique et Horizon. Le choix dépend de votre horizon de placement et du montant investi.

Type de frais Formule Classique Formule Horizon
Frais d’entrée 2 % à 3 % 4 % à 10 %
Frais annuels 1 % à 1,5 % 0,3 % à 0,5 %
Profil adapté Horizon court ou investissement ponctuel Investisseur long terme (6–10 ans)

La formule Horizon devient plus intéressante si vous conservez vos parts jusqu’à la liquidation du fonds. Les frais d’entrée plus élevés sont compensés par des frais de gestion très réduits. Pour un placement de 10 000 € sur 8 ans, l’économie peut atteindre plusieurs centaines d’euros. Avant de choisir un fonds, consultez un guide complet sur la sélection des fonds de private equity pour éviter les mauvaises surprises.

À qui s’adresse vraiment Fundora ?

L’offre s’adresse à trois profils types :

  • L’investisseur débutant : dès 100 €, il peut découvrir le private equity sans s’engager lourdement. Idéal pour se familiariser avec cette classe d’actifs.
  • L’épargnant diversifié : ceux qui possèdent déjà PEA, assurance-vie ou immobilier et veulent ajouter une brique non cotée à leur patrimoine.
  • Le patrimoine confirmé : via Fundora Plus (30 000 € minimum), accès à des fonds exclusifs, appels de fonds échelonnés et accompagnement personnalisé.

En revanche, Fundora n’est pas fait pour ceux qui cherchent une liquidité immédiate ou des revenus réguliers. Le capital est bloqué en moyenne 6 à 10 ans, et les performances passées ne garantissent pas les rendements futurs.

Avantages et risques : le bilan sans filtre

Comme tout investissement, Fundora présente des forces et des faiblesses qu’il faut peser avant de se lancer.

Avantages

  • Accessibilité record : investir dès 100 €
  • Large choix stratégique : venture capital, growth equity, LBO, dette privée, secondaire
  • Plateforme 100 % digitale, simple d’utilisation
  • Partenaires solides : Kyoseil Asset Management (AMF), Memo Bank pour les flux
  • Offre premium Fundora Plus pour les gros portefeuilles

Risques

  • Horizon long : 6–10 ans sans possibilité de sortie anticipée
  • Risque de perte en capital, comme tout investissement non coté
  • Pas de revenus réguliers (dividendes rares)
  • Frais d’entrée pouvant atteindre 10 % en formule Horizon
  • Plateforme jeune : historique limité pour juger de la performance réelle

Comment investir avec Fundora en pratique ?

Le processus est entièrement en ligne et se déroule en quelques étapes :

  1. Créer un compte sur la plateforme Fundora
  2. Compléter son profil investisseur (questionnaire sur l’expérience, la situation patrimoniale)
  3. Valider son identité via une procédure réglementée
  4. Consulter les collectes ouvertes : les fonds disponibles changent régulièrement
  5. Choisir le montant (à partir de 100 €) et signer électroniquement les documents
  6. Suivre son investissement dans l’espace personnel

Fundora agit en tant que Conseiller en Investissements Financiers (CIF), tandis que la gestion effective est déléguée à Kyoseil Asset Management. Cette séparation des rôles renforce la sécurité juridique et financière.

Notre avis sur Fundora

Fundora a réussi son pari : rendre le private equity accessible au plus grand nombre sans sacrifier la qualité de la sélection. La diversité des stratégies et la transparence tarifaire sont des atouts indéniables. L’offre Fundora Plus, avec ses frais réduits pour les engagements longs, séduira les investisseurs avertis. En revanche, il serait imprudent de considérer cette plateforme comme un simple placement de trésorerie. Le private equity reste un investissement risqué et illiquide, qui doit s’intégrer dans une allocation patrimoniale déjà solide.

Les avis clients (4,6/5 sur Google basé sur 97 évaluations) confirment la satisfaction générale sur l’expérience utilisateur, mais la jeunesse de la société incite à la vigilance. Pour ceux qui souhaitent franchir le pas, commencez par un petit montant et privilégiez la formule Horizon si vous pouvez immobiliser vos fonds plusieurs années. Avant toute décision, n’hésitez pas à consulter un guide spécialisé pour bien choisir vos fonds.

Commencer à trader avec eToro