La plupart des investisseurs particuliers se demandent comment les professionnels de la gestion choisissent leurs actions. Derrière les décisions d’achat et de vente se cache une méthode rigoureuse, loin des intuitions de comptoir. Nicolas Domont, gérant associé chez OptiGestion, dévoile dans une interview les principes qui guident son quotidien. Voici comment un gérant professionnel aborde l’analyse d’actions et l’optimisation investissement, sans se laisser submerger par les émotions.

Le marché avant l’action : une approche descendante

Pour Nicolas Domont, la première étape ne consiste pas à examiner une action isolément, mais à comprendre l’écosystème dans lequel évolue l’entreprise. Il recherche des secteurs capables de générer de la croissance sur plusieurs années. Cette stratégie d’investissement descendante permet d’identifier les terrains porteurs avant de sélectionner les meilleurs acteurs. Une fois l’univers défini, l’analyse se concentre sur les sociétés qui surperforment leur marché : qualité du business model, capacité à maintenir une croissance durable et création de valeur future.

Les critères fondamentaux d’une action de qualité

Le gérant accorde une importance particulière au retour sur capital employé (ROCE). Cet indicateur mesure la capacité d’une entreprise à rentabiliser ses investissements. Une société affichant un ROCE élevé et stable est souvent un bon candidat pour un portefeuille de long terme. En complément, l’analyse fondamentale intègre l’évolution des parts de marché et la capacité d’innovation. Un marché financier exigeant récompense les entreprises qui se renouvellent constamment.

  • Marché porteur : identifier les secteurs en croissance structurelle.
  • Business model robuste : avantage concurrentiel durable.
  • ROCE élevé : rentabilité des capitaux investis.
  • Cohérence de la valorisation : PER mis en relation avec la croissance attendue.
  • Capacité d’innovation : capacité à se réinventer face aux mutations.

Valorisation : le PER n’est pas un chiffre absolu

Beaucoup d’investisseurs regardent le PER comme un prix unique. Nicolas Domont rappelle qu’il faut toujours le confronter à la croissance de l’entreprise. Une société avec une forte croissance peut justifier un PER élevé, car les investisseurs anticipent des bénéfices futurs importants. À l’inverse, un PER bas peut cacher une analyse technique insuffisante si la société est en décroissance. L’analyse fondamentale permet ainsi de distinguer une opportunité d’un piège.

Indicateur Interprétation
PER faible + croissance élevée Potentiel de sous‑évaluation, opportunité d’achat
PER élevé + croissance faible Risque de surévaluation, prudence
PER élevé + croissance forte Valorisation justifiée, à suivre
PER faible + croissance négative Décroissance, éviter ou surveiller

L’influence macroéconomique et le cas Alphabet

Les taux d’intérêt directeurs ont un impact direct sur le coût de l’argent et donc sur la prise de décision des investisseurs. Quand les taux étaient proches de zéro, les valorisations élevées étaient acceptées. Aujourd’hui, avec des taux plus hauts, la sélectivité s’impose. Cela n’empêche pas certains titres de rester attractifs. Prenez Alphabet : le géant investit massivement dans l’IA et les datacenters. Les premiers retours positifs dans la publicité laissent espérer une rentabilité future. Pour un investisseur cherchant à optimiser investissement, suivre ces tendances est essentiel. Des secteurs comme la santé ou les énergies offrent également des relais de croissance, comme le montre l’analyse des actions santé en bourse.

Les signaux d’alerte à ne pas ignorer

Un gérant professionnel reste attentif aux « red flags ». Une entreprise évoluant sur un marché en déclin et qui perd des parts de marché est un signal d’alarme. Nicolas Domont cite l’incapacité à innover comme un signe d’essoufflement du modèle économique. Dans un environnement de forte volatilité, la gestion de portefeuille doit exclure les sociétés incapables de se réinventer. C’est pourquoi il privilégie les valeurs capables de délivrer un rendement financier régulier sur la durée.

Pour les investisseurs particuliers, le plus dur reste la gestion des émotions. Vendre en pleine panique est souvent contre-productif. Rater les meilleurs jours de marché peut lourdement pénaliser la performance. L’idéal est d’investir avec un horizon long terme et d’éviter de timer le marché. Cette approche, combinée à une analyse d’actions rigoureuse, permet de bâtir un portefeuille solide. Pour approfondir les outils pratiques, consultez le comparatif ProRealTime pour l’analyse technique.

En résumé, un gérant comme Nicolas Domont combine vision macro, analyse fondamentale rigoureuse et discipline émotionnelle. Ces secrets, appliqués avec méthode, peuvent transformer la manière dont vous abordez la bourse.

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