Le mois dernier, M. Gantz s’est vu confier la tâche de former un gouvernement par M. Rivlin, après qu’une étroite majorité de législateurs ait déclaré qu’ils le soutenaient pour qu’il devienne Premier ministre. Mais dans un brusque revirement de situation, Gantz a annoncé plus tard qu’il essaierait plutôt de former un gouvernement “d’urgence” avec le parti Likoud de Netanyahu pour faire face à la crise du coronavirus dans le pays.

Depuis lors, les négociations sur un accord de partage du pouvoir entre Gantz et Netanyahu semblent être au point mort. Dans le même temps, l’alliance bleu et blanc de Gantz s’est fragmentée, lui laissant une version réduite de son parti d’origine et peu d’options viables.

La crise a donné un nouveau souffle à Nétanyahou, qui doit être jugé pour corruption.

Le mois dernier, le ministre de la justice de Netanyahou, trié sur le volet, a fermé le système judiciaire, retardant le procès du premier ministre au moins jusqu’en mai. Et en persuadant son rival de rechercher un accord d’unité, Gantz a mis en veilleuse les projets de loi qui auraient empêché Nétanyahou d’être premier ministre à l’avenir. Avec Blue and White en lambeaux et l’horloge qui tourne, il n’est pas certain que Gantz puisse relancer son programme législatif.

Dans une déclaration, Blue and White a indiqué que les négociations étaient en cours. Ils ont cité Gantz qui a dit à Netanyahu qu’il restait engagé dans les accords qu’ils ont déjà conclus, avec l’espoir de “former le gouvernement d’urgence national que le pays veut et dont il a besoin”.

Le bureau de Rivlin a déclaré qu’il avait également pris sa décision après avoir parlé à Nétanyahou. Il a noté que Nétanyahou n’a donné aucune indication qu’un accord était proche. Il a dit qu’il reconsidérerait sa décision si les deux parties demandaient ensemble une prolongation afin de finaliser un accord.

Si Nétanyahou peut obtenir le soutien d’une majorité de législateurs au sein du parlement de 120 sièges, il aura alors la possibilité de former un gouvernement. Après avoir recruté un transfuge du camp adverse, Nétanyahou a actuellement le soutien de 59 législateurs. Il lui en faut deux de plus pour obtenir une majorité.

Mais si Nétanyahou n’est pas en mesure de le faire, la Knesset, ou le parlement, aurait alors 21 jours pour choisir un autre premier ministre. L’impossibilité de se mettre d’accord sur un candidat plongerait le pays dans sa quatrième élection consécutive en un peu plus d’un an.

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