Le samedi 14 septembre, deux grandes installations du géant pétrolier saoudien Aramco ont subi des attaques aux drones. Les dégâts ont obligé l’arrêt des exploitations et engendré un recul de la production journalière de plus de 5,7 millions de barils, soit 5% de l’offre pétrolière mondiale. Cet évènement a pesé sur les cours à l’ouverture des marchés lundi, avec une hausse de 10,08% pour le WTI à 66,29 $/baril et 8,97% pour le brut léger américain à 59,77 $/baril.

Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain, a annoncé que c’est la plus grande attaque au niveau des ressources pétrolières mondiales. Des allégations de Donald Trump accusaient l’Iran d’être le responsable de ces attaques, bien que ces dernières aient été revendiquées par les rebelles houthis yéménites. D’ailleurs, Téhéran nie toute relation avec cet évènement et le lie à des représailles yéménites face aux attaques aériennes saoudiennes y ayant lieu depuis 5 mois.

L’Iran, principal suspect de l’enquête sur les attaques aux drones

Deux jours après les bombardements aux drones dont ont été victimes les sites pétroliers de l’entreprise saoudienne Aramco, le président américain Donald Trump renforce les accusations qui pèsent sur l’Iran. Néanmoins, il assure ne pas être en faveur de la guerre, mais garantit toutefois y être pleinement préparé.

Les premiers résultats de l’investigation accusent des armes iraniennes

Les enquêtes concernant les attaques de drones qui ont détruites deux installations pétrolières saoudiennes sont menées conjointement par les autorités et la coalition menée par l’Arabie Saoudite. Selon les déclarations officielles, bien que les rebelles houthis aient revendiqués ces bombardements, ces derniers n’en seraient pas à l’origine. En effet, il a été découvert que ce sont des bombes iraniennes qui sont impliquées dans cet acte terroriste.

Les autorités saoudiennes connaissent en effet les armes yéménites, puisque les deux nations sont en guerre depuis 2015. Du point de vue de Mike Pompeo et d’une grande partie de l’administration américaine, c’est Téhéran qui a commandité cette attaque, bien qu’il réfute toute responsabilité. En effet, le mouvement rebelle houthi bénéficie du soutien de l’Iran depuis son conflit contre l’Arabie Saoudite.

Le président américain a également renforcé, lors d’une conférence de presse, que l’avancement de l’enquête tend actuellement à considérer que l’Iran est le responsable de ces bombardements. Néanmoins, il souligne que les autorités américaines restent en attente des conclusions définitives des investigations menées par l’Arabie Saoudite. Il rajoute également que les USA se tiennent proches de cette affaire, en restant en contact avec le royaume saoudien, directement via le prince Mohamed Ben Salman, et ses pays voisins.

Trump prêt à riposter contre les attaques iraniennes

Le président américain déclare que l’identification du pays responsable des attaques contre les installations de la firme pétrolière saoudienne Aramco est actuellement la priorité. Il déclare que les USA pourront choisir entre de nombreuses options lorsque les conclusions de l’enquête seront publiées.

Trump assure ainsi être totalement prêt à la guerre, même si cette option n’est pas celle qu’il préfère. En effet, l’Arabie Saoudite est un allié des Etats-Unis. De plus, ces attaques sont lourdes de répercussions au niveau de l’économie mondiale et américaine. Cela a entre autre obligé Trump à faire appel aux réserves stratégiques, pour contenir la hausse des cours du pétrole. Cette annonce effectuée lundi a entre autre permis de soutenir les marchés. Ainsi, si les cours ont augmenté de 19% lundi, l’autorisation d’accès aux réserves a ramené cette hausse à 14%.

Attaques terroristes ou légitime défense : controverse sur les bombardements aux drones

L’enquête concernant les attaques qui ont atteints les sites pétroliers de l’entreprise Aramco est menée par la coalition commandée par l’Arabie Saoudite. Selon les derniers résultats des investigateurs, il s’avère que les armes impliquées sont d’origine iranienne. De plus, il a également été constaté que les attaques n’ont pas été lancées à partir du Yémen, bien que celui-ci les ait revendiquées.

L’enquête réfute les revendications des rebelles houthis

C’est le colonel Turki al Malki, le représentant de la coalition menée par l’Arabie Saoudite, qui communique les derniers résultats de l’enquête menée concernant les attaques aux drones survenues samedi. Il déclare que les enquêteurs sont actuellement en train de déterminer d’où les armes iraniennes ont été lancées. Il souligne cependant que celles-ci n’ont pas décollées depuis le Yémen, contrairement aux déclarations yéménites. A ce stade, tous les éléments semblent ainsi imputer les bombardements à Téhéran.

Pour accélérer la mise au jour des responsables, le ministre des Affaires étrangères saoudiennes a annoncé que des enquêteurs de l’ONU et des régions voisines vont également contribuer aux investigations et qu’à l’issue de l’enquête, des représailles seront lancées contre les coupables. Le prince Mohamed ben Salman déclare aussi que l’Iran est une menace pour le monde entier et pas seulement pour son pays.

De son côté, le président iranien Hassan Rohani explique que le Yémen était en situation de légitime défense face aux attaques aériennes saoudiennes. Il sous-entend ainsi que la République islamique se défendra également dans le cas d’une attaque à son encontre. D’ailleurs, l’Iran rejette les accusations qui semblent peser contre lui, et les qualifie d’incompréhensibles, inutiles et dénuées de sens.

Pour sa part, la Russie qualifie les menaces de représailles américaines comme étant contre-productives et inacceptables. Suite à leurs revendications, les rebelles houthis yéménites ont communiqué le fait qu’ils pouvaient lancer de nouvelles attaques contre les sites de la firme saoudienne Aramco à tout moment.

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