La période de pandémie et de confinement généralisé liée à l’épidémie de coronavirus a entraîné une baisse significative de la demande mondiale en pétrole. Les pays exportateurs de brut doivent ainsi communément ralentir leurs productions pour éviter une chute drastique des prix. Un processus de dialogue est en cours au niveau de l’Opep et de ses alliés, afin de réduire le quota de pétrole pouvant être produit par chaque membre. En attendant, reflétant l’inquiétude des investisseurs, le cours du brut peine à montrer une tendance et affiche une grande volatilité qui pèse sur le marché.

Opep : un compromis incertain qui plombe les prix du pétrole

Alors que la demande mondiale en pétrole n’avait encore jamais baissé à un tel niveau, les cours continuent globalement de chuter. Les marchés attendent l’issu des négociations au sein de l’Opep pour profiter d’une reprise des prix. En effet, un accord de réduction de la production pétrolière mondiale devrait être établi entre les membres de l’Opep et ses alliés. Cependant, l’issu des négociations reste incertain et cette incertitude se reflète directement sur les cours du pétrole.

D’ailleurs, jeudi après-midi, certaines informations ont été communiquées par Reuters concernant un accord de réduction de 20 millions de barils par jour entre l’Arabie Saoudite et la Russie. Cette annonce a immédiatement provoqué une hausse de 10% du cours du pétrole. En effet, une baisse d’un tel volume de production compenserait justement l’ensemble de la chute actuelle de la demande. Les membres de l’Opep avaient notamment déjà approuvé l’estimation de cette perte à 20 millions de barils journaliers.

Or, peu de temps après, Bloomberg a, de son côté, annoncé un accord portant sur une réduction journalière de 10 millions de barils. Cette dernière nouvelle a alors provoqué une rechute du cours du pétrole. Ensuite, une autre information a aussi annoncé que le Mexique vient de refuser de réduire sa production. Ce désistement risque notamment d’entraîner l’arrêt de l’ensemble du processus de négociation.

Une réunion de la dernière chance au niveau du G20

Alors que l’accord au niveau de l’Opep est particulièrement menacé par le désistement du Mexique, diverses hypothèses sont émises par les experts. Ces derniers estiment que la situation pourrait finalement se débloquer, grâce à une baisse de la part de réduction qui sera attribuée au Mexique. Si le quota de ce dernier était abaissé à moins de 10 millions de barils pour garantir la conclusion d’un accord, le cours du pétrole pourrait remonter. 

Une réunion du G20 sera notamment entamée vendredi et permettra à ces négociations d’avancer, voire de dévoiler une issue plus concrète. En attendant, une baisse de 7,5% du WTI à 23,20$ est constatée.

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