Nous marchons dans le noir depuis plusieurs semaines. Alors que le marché tentait de deviner où la pandémie allait mener l’économie, nous n’avons guère reçu de données pour confirmer ou infirmer notre hypothèse. Nous savions que les demandes d’allocations de chômage monteraient en flèche, mais cela ne nous dit pas combien de vrais emplois seront perdus.

Alors que nous avançons dans la deuxième saison des bénéfices de l’année, les commentaires des PDG sur leurs entreprises seront cruciaux dans notre processus décisionnel. N’oubliez pas : le pouvoir, c’est la connaissance.

Examinons deux entreprises canadiennes qui ont vu le prix de leurs actions chuter depuis le début de l’année. Ce sont évidemment des opérations plus risquées, mais ces risques pourraient s’accompagner de récompenses importantes à l’avenir.

POLYMÈRE INTERTAPE (OTCPK:ITPOF) -22

L’entreprise en bref

  • ITP est connue pour sa stratégie de croissance par acquisition.
  • ITP est un leader dans l’industrie du ruban adhésif : 67% de son chiffre d’affaires, généré par les marques numéro 1 ou 2 en Amérique du Nord.
  • Intertape Polymer fabrique l’un de mes produits préférés pour le camping-car… Duct Tape ! Mais ITP a beaucoup plus que ce fameux produit à offrir aux investisseurs.

Modèle d’entreprise

Intertape Polymer Group Inc. fabrique et vend une variété de produits d’emballage. Les principales catégories de produits de l’entreprise comprennent les rubans, les films et les tissus enduits. Les rubans de l’entreprise comprennent les rubans de fermeture de cartons sensibles à la pression et activés par l’eau, ainsi que les rubans à dos plat, les rubans à conduits, les rubans à double revêtement, les rubans en feuille, les rubans électriques et les rubans à filaments. Les produits de film d’Intertape comprennent le film étirable, le film rétractable, les coussins d’air utilisés pour l’emballage de protection et les machines d’emballage. Les tissus enduits comprennent les produits de construction et les tissus spécialisés. La plupart des revenus proviennent des États-Unis.

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Pour une entreprise qui vient de contracter une dette importante en 2019 pour faire plusieurs acquisitions, on peut s’attendre à ce que l’arrivée d’une récession mondiale ne soit pas le meilleur moment. Le plan d’ITP est axé sur les acquisitions pour atteindre son objectif de 2022. À ce stade, le marché craint que la direction ne soit pas en mesure d’atteindre ses objectifs et ne génère pas les synergies attendues de ses précédentes opérations. ITP prévoit d’utiliser les ventes croisées entre ses entreprises pour augmenter leurs revenus. Leurs clients ne se précipiteront peut-être pas tout de suite sur le bouton d’achat pour augmenter leurs commandes compte tenu de la situation économique actuelle.

Qu’est-ce qui pourrait bien se passer ?

Le PDG d’ITP est entré en bourse récemment pour calmer les investisseurs. C’est un exemple parfait de la façon dont une information claire peut changer nos perceptions. Après avoir confirmé que la moitié de ses activités étaient florissantes (commerce électronique et emballage alimentaire), le PDG a confirmé qu’il ne voyait pas l’intérêt de modifier leurs orientations pour 2020. Il s’agissait d’un “business as usual” puisque certains secteurs d’activité compensaient pour d’autres. Le titre a fait un bond de plus de 20 % depuis ces déclarations du PDG.

GROUPE NFI (OTCPK:NFYEF) -48%

L’entreprise en bref

  • L’IFN fait preuve d’une grande force dans la fabrication de bus à émission zéro (ZEB).
  • Comme le coût du transport ne cesse d’augmenter, les ZEB sont assurément un marché avec des perspectives de croissance.
  • NFI est un véritable leader sur son marché avec une part de marché de 45 % pour les autobus lourds de transport en commun et de 39 % pour les autocars.

Modèle d’entreprise

NFI Group Inc. est un constructeur automobile canadien. La société s’organise en deux segments : les opérations de fabrication et les opérations de marché secondaire. Les opérations de fabrication, qui représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise, comprennent la fabrication d’autobus de transport en commun et d’autocars. Les opérations de marché secondaire comprennent les pièces de rechange et l’entretien des autobus et des autocars de transport en commun. Les centres de fabrication, de production, de distribution et de service de l’entreprise sont situés à la fois sur le territoire national et aux États-Unis, la majorité de ses revenus provenant de ses activités aux États-Unis.

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

J’ai récemment couvert le groupe NFI pour les membres de mon DSR, car la société a annoncé une réduction des dividendes de 50 % en raison de l’arrêt de la production dans tous les segments. L’entreprise continue à fournir un soutien minimal et à livrer des pièces, mais la majeure partie de ses activités est fermée. Comme NFI a des usines en Europe, au Royaume-Uni et en Amérique du Nord, l’entreprise doit faire face à diverses limitations selon chaque pays. Dans l’ensemble, elle a annoncé qu’elle interromprait sa production jusqu’en mai. NFI a récemment procédé à une acquisition majeure (Alexander Denis) et, rétrospectivement, cette acquisition n’a peut-être pas été faite au bon moment.

Qu’est-ce qui pourrait bien se passer ?

La plupart des recettes de l’IFN (70 %) proviennent des agences de transport public. La société a un important carnet de commandes de plus de 4 000 bus et la plupart d’entre eux seront livrés car les villes ont toujours besoin de transport. Comme le gouvernement soutient ces achats, vous pouvez vous attendre à ce que davantage d’argent y soit dépensé pour relancer l’économie. La mise à jour COVID-19 d’avril de NFI mentionne que l’entreprise avait suffisamment de liquidités pour surmonter cette crise et qu’elle explore actuellement d’autres options par l’intermédiaire de sa banque et du gouvernement.

Une condamnation à long terme

Il existe deux stratégies que vous pouvez utiliser pour déterminer votre prochain mouvement. La première est basée sur le prix actuel de l’action et sur la façon dont elle a perdu de la valeur. L’autre est basée sur la raison fondamentale pour laquelle vous pourriez ajouter (ou ne pas ajouter) cette société à votre portefeuille. Si la première stratégie est largement utilisée par les investisseurs, je préfère la seconde. Une stratégie basée sur une thèse d’investissement vous donnera toujours une grande confiance dans vos choix et réduira certaines des émotions liées à la négociation. C’est donc toujours le moment d’investir selon le principe du RSD.

Comme ces actions n’ont pas récupéré leurs pertes, c’est une excellente occasion de combiner à la fois les stratégies de prix et d’investissement. N’oubliez pas qu’il s’agit de jeux à long terme. N’attendez pas de gains à court terme.

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Note de la rédaction: Les puces de résumé de cet article ont été choisies par les rédacteurs de Seeking Alpha.


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