Tous les secteurs du marché boursier américain ont perdu du terrain jusqu’à présent en 2020, mais la dispersion des résultats est grande et les actions du secteur de la santé ont perdu beaucoup moins que le reste du domaine, sur la base d’un ensemble de fonds négociés en bourse.

Le Health Care Select Sector SPDR (NYSEARCA:XLV) a perdu 4,3 % jusqu’à la clôture de mardi (21 avril). C’est une erreur d’arrondi par rapport aux plus fortes baisses du secteur en 2020.

Une partie de la raison – peut-être la raison principale – de la durabilité des soins de santé : l’espoir que plusieurs des entreprises de ce coin profiteront du retour de flamme du coronavirus en déployant (éventuellement) des vaccins et des traitements.

Les déclarations de revenus optimistes de ces derniers temps constituent un autre facteur. Johnson & Johnson (NYSE:JNJ) “a bien démarré la saison des bénéfices”, a observé la semaine dernière Bill Baruch, président et fondateur de Blue Line Capital.

Les biens de consommation de base et la technologie sont respectivement proches de la deuxième et de la troisième place, cette année, en termes de revers relativement doux. Le SPDR du secteur des biens de consommation de base (NYSEARCA:XLP) a reculé de 7,3 % depuis le début de l’année et celui du secteur des technologies (NYSEARCA:XLK) n’a reculé que légèrement plus, avec une baisse de 7,7 %.

En comparaison, le marché dans son ensemble a perdu 14,7 % depuis le début de l’année, sur la base du SPDR S&P 500 (NYSEARCA : SPY). Mais même cette baisse semble modérée à côté des plus grandes pertes sectorielles en 2020. En effet, le SPDR Energy Select Sector (NYSEARCA:XLE) s’est effondré de 44,9 %, soit la plus mauvaise performance du lot.

Le facteur critique : les prix du pétrole ont subi un effondrement spectaculaire. La combinaison d’une offre excédentaire et d’une forte baisse de la demande mondiale due aux retombées du coronavirus a frappé de plein fouet le secteur de l’énergie. “Il y a beaucoup de pétrole et il n’y a pas vraiment de place pour le mettre maintenant, donc personne ne veut en prendre livraison”, note Randy Giveans, analyste à Jefferies.

Selon certains témoignages, la forte baisse des stocks énergétiques représente une opportunité. “Si vous êtes un investisseur de valeur, c’est en fait le genre de scénario que vous souhaitez”, déclare Boris Schlossberg, directeur général de la stratégie de change chez BK Asset Management. “L’énergie représentait 70 % du S&P à l’apogée lorsque le pétrole se situait autour de 100 dollars le baril. Aujourd’hui, elle ne représente plus que 3% du S&P. C’est un parfait échange de retour à la normale”, dit-il.

Autre secteur durement touché cette année : les finances. Le Financial Select Sector SPDR (NYSEARCA:XLF) est le deuxième secteur le moins performant depuis le début de l’année, avec une baisse de 30,2 %.

Le moteur du sentiment négatif : de sombres prévisions de pertes sur prêts. Comme le FT l’a noté il y a quelques jours, le secteur bancaire est confronté à “une hausse attendue des pertes sur prêts, car la pandémie jette de sérieux doutes sur la capacité des consommateurs et des entreprises à rembourser leurs dettes”.

M. Market fixe le prix du risque de la manière habituelle : en pratiquant des baisses de prix qui pêchent par excès de prudence en supposant le pire.

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Note de l’éditeur : Les puces de résumé de cet article ont été choisies par les rédacteurs de Seeking Alpha.


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