La Bourse de Paris évoluait en recul lundi matin (-0,55%), entamant dans la prudence une semaine chargée en rendez-vous, avec pour point d’orgue une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

A 09H18 (08H18 GMT), l’indice CAC 40 cédait 29,67 points à 5.253,08 points. Vendredi, l’indice avait fini en hausse de 0,29% à 5.282,75 points. «Les tensions croissantes sur le commerce ont rendu les investisseurs prudents la semaine passée. Et la semaine à venir ne devrait guère être différente», relève dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

En effet, l’agenda sera riche en rendez-vous, au premier plan desquels la réunion de la Fed, mardi et mercredi. Les investisseurs seront très attentifs à cette occasion aux propos de Jerome Powell, le nouveau président de l’institution, qui devrait annoncer une hausse des taux d’intérêt directeurs, déjà intégrée par les marchés.

«La principale préoccupation du nouveau président sera de soutenir l’une des plus longues reprises aux États-Unis le plus longtemps possible. Mais étant donné les signes d’un renforcement du potentiel de l’économie, cela pourrait signifier un cycle de resserrement des politiques sur une plus longue durée, avec des taux un peu plus élevés que prévu», analyse Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Avant cette réunion, les marchés seront occupés par le G20 des ministres des Finances, qui se tient lundi et mardi à Buenos Aires, sur fond de tensions commerciales accrues après l’annonce de taxes américaines. Du côté des indicateurs, l’agenda est particulièrement calme, hormis le commerce international de biens en janvier en zone euro, attendu dans la matinée.

Société Générale dans le vert

Sur le front des valeurs, Air France gagnait 0,70% à 9,48 euros. La direction du transporteur aérien ne peut «pas aller plus loin» que ce qui a déjà été proposé aux syndicats en terme de rémunération, a affirmé dimanche dans le JDD le PDG du groupe, en butte à un mouvement de grève.

Klépierre cédait 3,34% à 33,60 euros, après avoir confirmé le rejet par le britannique Hammerson d’une offre de rachat par la foncière française. Société Générale prenait 0,95% à 45,62 euros. Les investisseurs semblaient être rassurés par l’annonce par la banque qu’elle était entrée dans une «phase de discussions plus actives» avec les autorités américaines, afin de mettre un terme aux litiges sur des transactions impliquant des contreparties libyennes «dans les prochaines semaines».

Total reculait de 0,69% à 46,84 euros. Selon son PDG, le groupe a bien l’intention de développer un grand projet gazier en Iran, et il sollicitera une dérogation si les Etats-Unis se retirent unilatéralement en mai de l’accord nucléaire de 2015 et réimposent des sanctions contre Téhéran. Kering reculait de 0,79% à 378,90 euros. Le groupe de luxe aurait soustrait environ 2,5 milliards d’euros d’impôts depuis 2002, «pour l’essentiel au préjudice du fisc italien», mais aussi de la France et du Royaume-Uni, a affirmé vendredi le site d’information Mediapart.

Nexans lâchait 2,82% à 43,07 euros après avoir annoncé le départ de son directeur général Arnaud Poupart-Lafarge «pour des raisons personnelles». M6 cédait 2,71% à 26,03 euros. Le groupe a exigé vendredi que les utilisateurs de Molotov paient à l’avenir pour regarder ses chaînes gratuites en direct.

Figeac Aéro montait de 2,84% à 16,68 euros, soutenu par l’annonce de son implantation en Chine, en s’associant au fabricant d’aluminium Shandong Nanshan Aluminium. Valneva était dopé (+3,22% à 3,69 euros) par l’annonce de résultats intermédiaires de Phase I positifs pour son candidat vaccin contre la maladie de Lyme, VLA15.